Tous pour Un
Au début de sa formation en alternance, l’apprenti doit effectuer une période d’essai de deux mois, pendant laquelle l’employeur peut rompre le contrat. Cette résiliation durant les deux premiers mois doit être rédigée par écrit par les deux parties, notifiée au directeur du centre de formation ou au responsable d’établissement, ainsi qu’à l’organisme qui a enregistré le contrat.
Après cette période d’essai, le contrat doit se poursuivre jusqu’à son terme, excepté dans certains cas. L’apprenti a la possibilité de résilier le contrat s’il obtient son diplôme, à condition qu’il prévienne l’employeur deux mois à l’avance. Le contrat peut également être rompu si les deux parties le demandent, si l’une des parties a commis une faute grave, ou si l’apprenti n’est pas capable d’exercer le métier.
Si l’apprenti est mis en danger lors de son contrat, il peut le suspendre tout en continuant d’être rémunéré. Le directeur départemental du travail peut alors refuser la reprise du travail de l’apprenti, jugeant les conditions trop dangereuses pour lui, et obligeant ainsi l’employeur a verser à l’apprenti sa rémunération jusqu’au terme du contrat. Dans ce cas, le centre de formation doit trouver une nouvelle entreprise à l’apprenti, pour qu’il puisse terminer sa formation.
Le contrat de professionnalisation remplace le contrat de qualification depuis le 1er Octobre 2004. Ce nouveau contrat a subi quelques modifications, notamment dans les modalités.
Avec le contrat de qualification, le type du contrat est un CDD, d’une durée de 6 à 24 mois. Il touche les jeunes de 16 à 25 ans, les adultes sans formation adaptée et les chômeurs. La rémunération s’effectue en fonction de l’âge : de 16 à 17 ans, la rémunération est comprise entre 30 et 45 % du SMIC, de 18 à 20 ans entre 50 et 60 % du SMIC, de 21 à 25 ans entre 65 et 75 % du SMIC, et pour les plus de 25 ans, la rémunération est de 100 % du SMIC. Ce contrat donne lieu à une exonération des cotisations de sécurité sociale. La formation s’échelonne sur 25 % du temps total.
Avec le contrat de professionnalisation, le contrat peut être de type CDI, et la formation dure de 6 à 12 mois. Le public visé est toujours le même qu’avec le contrat de qualification, mais la rémunération change, elle n’est plus simplement calculée en fonction de l’âge de l’alternant, elle comprend également son niveau d’étude. Pour les jeunes de 16 à 20 ans, la rémunération est de 55 % du SMIC, et de 65 % si la personne possède un bac professionnel ou un équivalent. En ce qui concerne les jeunes de 21 à 25 ans, leur rémunération est de 70 % du SMIC, et de 80 % si la personne possède un bac professionnel ou un équivalent. Pour les personnes de plus de 25 ans, la rémunération est de 100 % du SMIC. Ce nouveau contrat donne lieu à une exonération des cotisations de sécurité sociale pour les moins de 26 ans et les plus de 45 ans. La durée de cette formation est de 15 % du temps total.
La lettre de motivation doit transmettre au lecteur une première impression sur vos qualités. Votre lettre doit capter l'attention et la sympathie du lecteur avec des mots simples, sans verbiage professionnel ! La lettre de motivation comporte trois parties : Vous, moi et nous.
Vous : Montrez que vous connaissez l’entreprise, prouvez que vous êtes intéressé(e) par elle, parlez du métier que vous visez, expliquez en quoi il vous intéresse.
Pour cela, il faut rechercher des informations sur l’entreprise : sa structure, ses produits / services, sa culture d’entreprise, sa taille, son fonctionnement, ses projets, grâce aux sites Web, journaux économiques locaux, annuaires professionnels (Kompass, etc.).
à L’objectif est de montrer votre motivation.
Moi : Décrivez vos compétences : identifiez vos compétences issues de votre expérience professionnelle et de votre formation en lien avec l’emploi visé, présentez ce que vous pourrez faire pour l’entreprise (tâches, missions), présentez vos qualités (celles adaptées au poste).
Pour cela, il faut rechercher des informations sur le poste (compétences : savoirs, savoirs être, savoir-faire) : fiche ROME de l’ANPE (site web ou en agence), rechercher sur les sites Internet des entreprises des informations sur leurs métiers.
L’objectif est de valoriser votre profil.
Nous : Ce que vous pouvez réaliser et apporter au sein de cette entreprise, prendre rendez-vous, formule de politesse.
Exemple : « Ma collaboration au sein de votre équipe nous permettrait de… » .

Une enquête a été effectuée en décembre 2006 par l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique) sur la formation en alternance. Ils constatent alors que ce type de formation est très bien perçu, notamment par les cadres supérieurs et les chefs d’entreprises, qui en ont une image positive à 96 %, car il permet l’acquisition d’expérience professionnelle. En ce qui concerne les jeunes de 15 à 24 ans, 92 % des personnes interrogées considèrent la formation en alternance par apprentissage comme un critère important.
Comment expliquer cette vision des chefs d’entreprise, des cadres supérieurs, et des jeunes ? Tout simplement parce que cette formation offre de nombreux avantages, que la formation initiale laisse à l’écart : acquisition d’expérience professionnelle, meilleure insertion dans la vie active, complémentarité entre les cours théoriques et le travail en entreprise, et rémunération pendant la formation (même si ce critère n’occupe qu’une petite place pour les personnes interrogées lors de cette enquête).
Lors d’une première embauche, la formation en alternance peut jouer en la faveur du candidat. Selon les chefs d’entreprise et les cadres supérieurs, il peut s’agir d’un critère de choix déterminant. En effet, les responsables interrogés ont précisé que s’ils avaient le choix entre deux candidats de même niveau, ils choisiraient plutôt celui qui a suivi une formation en alternance.
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Après son apparition en Octobre 2004, le contrat de professionnalisation semble mieux fonctionner que le contrat de qualification. Les directions départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle enregistrent, seulement un an plus tard, 96 000 contrats de professionnalisation, soit une augmentation remarquable. Le nombre de chômeurs et d’adultes s’inscrivant à une formation en alternance a nettement augmenté depuis l’arrivée du contrat de professionnalisation.
Selon les statistiques publiées par le ministère de l’emploi, 42 921 nouveaux contrats d’apprentissage ont été enregistrés en novembre 2006, ce qui porte à 367 000 les effectifs en apprentissage. Il recense également 21 286 nouveaux contrats de professionnalisation en novembre dernier. Au total, en comptabilisant les anciens contrats (qualification, adaptation et orientation), l’alternance concernait 536 100 personnes à la fin du mois de novembre 2006.
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